jeudi , 23 novembre 2017
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Magnifique double dédicace de Mint Derwich et Djibril Ly

arton3711-1f9dbLes livres « Mille et un je » et « L’arbre à la cour criminelle » pour leurs auteurs respectifs Mariem Mint Derwich et Djibril Hamet Ly ont fait l’objet ce vendredi 19 décembre courant, d’une cérémonie de dédicace, à la Librairie 15/21, éditrice de ces deux eouvres.

« Mille et un je », pour son auteure Mariem, qu’on n’a pas besoin de présenter aux mauritaniens passionnés de la littérature et de la poésie, nous permettant de la paraphraser quand elle refusait de parler , dans un rendez-vous sous-régional sur la littérature, de grands écrivains de crainte d’en dire moins qu’il faut à l’image de ces icônes, préférant, s’appesantir sur soi-même, est un recueil ( 133 pages) de poèmes et notules (lettres mauritaniennes).

C’est incontestablement un trésor qu’il faut absolument avoir dans sa bibliothèque, dés lors où tous conviennent que l’auteure de la rubrique « Nous’Zautres » est une grande école de nos forces, nos faiblesses, de nos bonheur et malheur, de nos humeurs, de nos maux, de nos déguisements.

« Je, Tu, Elles, Nous …Plurielles. Féminin singulier, féminin plurielles. Dans la touffeur de notre société, dans une société frileuse où la parole est dévidée comme un chapelet, les mots/maux de femmes mauritaniennes sont comme les perles des brodeuses : nacrées. Tout le monde parle mais qui entend ? Qui entend les paroles de femmes » écrit Mariem au dos de son recueil.

« Objets de tous les désirs, elles sont fantames. Elles sont mères, épouses, gardiennes de la morale. Elles sont tractations et alliances. Elles sont poésie. Je ne suis pas toutes les femmes de Mauritanie. Mais je les porte en moi, enfouies au creux de mon ventre » dit l’auteur

« L’arbre à la cour criminelle » (173 pages) est une pièce de théâtre du célèbre dramaturge mauritanien Djibril Hamet Ly. Une pièce tragicomique qui met en scène un spectacle inédit, le procès de l’Arabe. Ly propose indique le préface, de décrire un procès digne d’un tribunal réel, où l’arbre plaignant devient un actant incontournable face à l’Homme relégué au banc des accusés.

Le thème choisit permet à l’auteur d’aborder toutes les questions liées à l’environnement « lancinantes qui aujourd’hui suscitent l’intérêt de beaucoup de nations, de chercheurs, écrivains et autres militants pour la préservation de la nature ».

L’auteur, plus sensible à donner une image maximale de l’épicentre de son œuvre dit au verso de sa pièce :
« Un jour, l’Arbre, excédé par le comportement irresponsable de l’Homme qui a entrepris de décimer son espèce, lui intente un procès. La cour criminelle siège. C’est le procès de la société et de l’Etat. C’est aussi un procès intenté à l’Humain coupable de son ignorance et de ses crimes » écrit Djibril Hamet Ly.

L’affluence était considérable et de haute qualité. La librairie refusait du monde, particulièrement des jeunes. C’est une très belle Mauritanie intellectuelle en miniature qui offrait là le meilleur d’elle-même pour hisser les valeurs littéraires de cette patrie, loin des méandres de la politique et de la complaisance, en diagnostiquant par l’art du maniement des mots, nos maux, ceux des autres pour enrichir notre culture d’humain.

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