lundi , 11 décembre 2017
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Le Voyage dans l’Au-delà, nouvel ouvrage d’Ould Hormatallah

Le Voyage dans l’Au-delà: La vie après la mort en Islam

livre hormatallah

L’idée d’écrire ce livre a germé dans mon esprit, il y a déjà trois ans. Au hasard de mes lectures, j’ai appris que des professeurs de médecine de renom en Europe et aux États-Unis, soutiennent dans des développements alambiqués que la science peut offrir l’immortalité à l’homme.

Les tenants de cette théorie « scientifique » ont écrit des livres qui sont devenus de véritables best-sellers, tirés à des millions d’exemplaires. Un engouement planétaire sans précédent pour cette théorie qui prétend révolutionner l’eschatologie.

Mon étonnement, puis mon indignation et ma colère ont été d’autant plus grands quand j’ai appris que certains pays arabes servaient, consciemment ou inconsciemment, de caisse de résonnance à cette théorie pour le moins abracadabrante.

Certains de ces professeurs de médecine à l’origine de cette théorie inhérente à « l’expérience de mort imminente » (EMI) ont été invités sur des plateaux de télévisions arabes. Avec beaucoup d’aplomb, ils ont expliqué que leurs ouvrages révolutionnent l’eschatologie figée dans des paradigmes dépassés, en démontrant de façon « rationnelle » qu’assimiler la mort au néant absolu appartient désormais au domaine des croyances tant il est vrai que les « preuves scientifiques » révélées pour la première fois dans leurs livres confirment aujourd’hui de façon éclatante notre propre immortalité.

Comment peut-on, en terre d’islam, servir de relai à des thèses en contradiction flagrante avec la lettre et l’esprit des Textes fondateurs de notre religion?

Comment accorder un quelconque crédit à des thèses que le bon sens et les facultés de discernement les plus élémentaires récusent? Le mimétisme et le suivisme de l’Occident peuvent-ils aller jusqu’à ce point?

Pour en savoir plus sur l’EMI, j’ai décidé alors de me procurer toute la documentation disponible sur cette question.

J’avais en tête deux choses:

  1. Montrer l’inconsistance de cette pseudo théorie scientifique en mettant notamment en exergue un point important: Les auteurs de cette fumeuse théorie en quête de célébrité, jouent sur les émotions, la naïveté et la crédulité du grand public par nature friand de tout ce qui touche au paranormal. Se faisant, ils ont écrit des livres, devenus certes des best-sellers, mais qui n’en demeurent pas moins des coquilles vides.

Cette théorie sur l’EMI qui donne de faux espoirs aux gens, fait écho à un matérialisme dévorant sur fond d’hédonisme et de refus du religieux notamment, dans les sociétés occidentales.

  1. Mettre en garde, arguments à l’appui, le grand public, notamment les jeunes contre la dangerosité de telles théories. Pour se faire, j’ai jugé que le meilleur moyen était non seulement de dénoncer cette mystification à la base de l’EMI, mais aussi d’écrire, en parallèle, un livre sur les notions de l’âme et de l’Au-delà en islam. Ce qui m’a amené à passer en revue dans cet ouvrage les différentes étapes par lesquelles passent le défunt: sa mort, son état dans la tombe, la fin du monde, sa résurrection et sa vie éternelle en Enfer ou au Paradis.

Le lecteur profane pourra ainsi comprendre et intégrer une donne fondamentale: le monde d’outre-tombe n’a rien à voir avec les inepties développées dans la théorie inhérente à l’EMI. Seule la Révélation (Coran et Hadith) nous permet de lever un coin du voile sur ce mystère. L’homme, lui, le prétentieux, n’a jamais eu et n’aura jamais voie à ce chapitre.

La vie et la mort sont du seul ressort de Dieu. Aucune intervention humaine de quelque ordre que ce soit ne peut interférer, influer ou changer le cours du destin.

Le secret de l’âme et de l’Au-delà relève du « Ghaïb », c’est-à-dire du monde invisible, de l’inconnaissable. Une frontière où butent les limites des connaissances humaines. Un monde dont le secret n’a même pas été donné aux prophètes. Il procède exclusivement de Dieu.

Au risque de passer pour un réactionnaire dans le sens premier du mot, c’est-à-dire réfractaire au progrès et à la science, j’affirme, solennellement, avec force conviction, que même si la vie sur terre devait encore durer des milliards d’années et si les chercheurs du monde entier unissaient leurs efforts, ils ne réussiront jamais à percer le mystère de l’âme et de l’Au-delà.

La vie appartient à Dieu et c’est Lui qui la donne et la retire au terme fixé. Le reste n’est que fariboles.

Si avec la théorie de l’EMI on peut abuser de la naïveté et de la crédulité des gens en mettant en avant de pseudo-substituts à la volonté divine, on ne peut, naturellement, en faire de même avec le Créateur. Vouloir « tuer la mort » et « domestiquer » l’Au-delà relève du délire. Du charlatanisme scientifique.

Mais au fait, en quoi consiste cette fumeuse théorie de l’EMI?

Grâce à des témoignages subjectifs recueillis auprès de personnes « sorties » de leur corps après un coma ou une mort clinique, les tenants de la théorie inhérente à l’EMI, veulent conférer une dimension scientifique à ces expériences.

Ces récits sont fort probablement le fruit d’hallucinations et de fantasmes induits par un cerveau dans une situation de stress extrême

Mais à supposer même que ces témoignages « post mortem » soient vrais – simple hypothèse de travail -, en quoi cela nous avancerait-il? Quelle relation avec la notion d’immortalité? Et, surtout, en quoi constituent-ils un espoir de bonheur pour l’humanité? Et en quoi consiste cet Au-delà promis? Autant de questions qui n’ont pas, loin s’en faut, de réponses satisfaisantes.

Car de deux choses l’une: ou bien la personne en question reprend vie et raconte son histoire, une fois de plus subjective, ou elle décède pour de bon. Dans le premier cas, elle ne nous apprend rien de décisif en dehors du récit d’un rêve, un témoignage souvent sujet à caution. Dans le deuxième cas avec la mort, la vraie, les ponts sont à jamais coupés avec elle du moins dans le contexte soutenu par les tenants de l’EMI.

En revanche, nous verrons que dans l’eschatologie musulmane, les rapports entre les morts et les vivants sont bien réels.

Mais cela, comme je l’explique dans mon livre, les musulmans le savent déjà par le canal de la révélation divine, le seul et unique moyen qui peut nous renseigner sur le monde de l’outre-tombe.

On peut facilement imaginer que pendant le temps de « sortie » du corps, un problème se pose, on n’est plus en vie dans le sens terrestre du terme pas plus qu’on l’est dans l’Au-delà, le vrai, celui décrit par les religions monothéistes.

Car la vie dans ce pseudo-Au-delà se réduirait à une forêt de fantômes, de silhouettes, de « consciences » sans corps qui tournoieraient dans le vide et qui viendrait hanter la vie des vivants.

C’est dire que cette « vie » après la mort, sait tant est qu’elle existe, n’a aucun sens. Elle se résume à une évasion supposée, même consciente, pendant la durée d’un coma ou d’une mort clinique où le patient reste cloué sur un lit d’hôpital, branché à une forêt d’appareils médicaux.

Du reste, la quasi-totalité des scientifiques ne se sont pas laissés prendre au piège de l’EMI. Ils ont bien compris qu’il s’agissait, en effet, de vœux pieux. Ils ont réfuté avec force, comme on le verra dans le livre, cette pseudo théorie révolutionnaire.

Tout musulman, ne peut que s’inscrire en faux contre cette pseudo-immortalité qui, in fine, n’est rien d’autre que la volonté de transformer le confort de l’imagination en réalité. Qui a déjà dit: « Il ne faut pas rêver les yeux ouverts? »

Les musulmans ne nourrissent pas cet espoir d’immortalité ici-bas. Ils savent qu’une fois morts, ils ne seront ressuscités qu’au Jour du Jugement Dernier.

Le présent ouvrage vise un double objectif: s’inscrire en faux contre ces dangereuses théories en vogue sur l’immortalité et rétablir une vérité tronquée sur l’état du défunt selon l’islam, de sa mort jusqu’à sa résurrection.

 

Moussa Hormat-Allah

Professeur d’université et écrivain

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