vendredi , 20 octobre 2017
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Défaire le négationnisme politicien en Mauritanie, pourquoi et comment ?

Il convient en tout début, de rappeler que les tendances de ce négationnisme politicien sont quasiment confirmées et que les réalités les concernant sont passées, au fil des années, d’hypothèses dans l’ombre à des certitudes corroborées.

En effet, le niveau de participation politique dans le pays est arrivé à son beau fixe depuis l’atteinte il y’a quelques années déjà, d’une configuration maxima de dialogue politique inclusif et d’expression contradictoire dans un cadre pluriel.

C’est pour cette raison qu’aujourd’hui, ceux qui préfèrent maintenir leur distance des plateformes de recherche du consensus, restent naturellement fidèles à leur propre philosophie statique et passive, au moment où le train du consensus semble bien s’accélérer sur les rails d’un chemin parsemé d’échéances politiques, aussi importantes les unes que les autres.

D’ailleurs, certains penseurs naïfs de l’opposition radicale ne s’en ont rendu-compte, que lorsque les amendements constitutionnels d’aout dernier, étaient devenus une réalité irréversible, alors qu’ils se sont contenté de regarder s’éloigner, le train du dialogue et avec à son bord, toute la nomenklatura politique utile du pays. En dépit de ce suicide politique, il reste improbable que des leçons soient tirées, car leur négationnisme leur coutera encore plus cher.

Ces personnalités et groupuscules politiciens et éthnicistes qui, aujourd’hui, nous prodiguent conseils et prêches, n’ont jamais convergé avec l’opinion de la majorité des mauritaniens, n’ont jamais reconnu une quelconque réalisation ou vertu de l’ère de gouvernance du Président Mohamed Ould Abdel Aziz, quelle qu’en soit la nature, la teneur ou l’envergure. Cette nomenklatura que seule la haine guide et que seule la rancune réunit, restera vraisemblablement fidèle à sa philosophie ambiguë, qui creuse davantage son isolement et sa marginalisation résolue. D’ailleurs, une large opinion politique acquière la conviction intime qu’il serait plus bénéfique à la Nation que la dynamique du consensus puisse se détacher définitivement de ces forces de frottement multidirectionnel et polymorphe.

On est donc face à une classe politique incorrigible, vagabonde et éminemment provocatrice, bien que paradoxalement rêveuse et en mal de pragmatisme et de réalisme politique.

Aujourd’hui et à un moment où la culture de la conspiration semble renaitre chez certains milieux et que des mécanismes pyromanes transfrontaliers semblent être mis en marche, se taire ne doit plus être une option pour les élites de ce pays et les

intérêts et les symboles de la Nation doivent être défendus, à tout prix et par tous les moyens.

Dans cette œuvre citoyenne de solidarité et de vigilance, la majorité sereine du Président Mohamed Ould Abdel Aziz se doit de batailler sur les mêmes fronts qu’il ya une décennie, car l’Histoire se perpétue et les mêmes vieilles habitudes reviennent au galop.

Face à une certaine presse déchaînée, distillant rumeurs et calomnies sonnantes et trébuchantes, notre communication doit être plus agressive, dissuasive et prompte, car les vagues saisonnières de la conspiration font souvent des médias leur levier et se transforment en phénomènes maléfiques éphémères mais virulents.

Dans cette approche œil pour œil et dent pour dent, il sera dorénavant impératif de démonter les thèses pernicieuses de cette colonne de chantres du chaos et d’analystes éhontés et contrecarrer leurs acharnements que des corrupteurs patentés arrivent toujours à aiguiser. Oui, les besoins en 2017 ne sont pas ceux de 2007 mais qui a mis la barre haute ? Qui a développé l’offre ? Qui a épanouit les libertés d’expression ? Qui a autonomisé le pays sur tous les plans ? Qui a amené la Mauritanie à jouer dans la cour des grands ? Dites vous bien que c’est bien lui, Mohamed Oul Abdel Aziz. Maintenant, vaquez à vos conspirations habituelles !

Cette bataille de moins en moins tacite, étant engagée, il ne faudra surtout pas tomber dans le piège tendu par ces groupuscules de l’anarchie, car ce qui leur faisait, fait et fera mal, c’est d’abord et surtout l’ambition et la méthode du Président Mohamed Ould Abdel Aziz. Il faudra s’en rappeler, ce n’est pas la personne du Président, ni la pluralité et l’adhésion de sa majorité qui dérangent ces politiciens avides au pouvoir, mais surtout sa sécurisation du pays, ses œuvres, son sens de la souveraineté et ses perspectives à court, moyen et long-termes.

Il faudra donc à mon avis, rester concentré sur davantage d’idées nouvelles, de projets, de réformes, de développement, tout en améliorant la compétitivité du pays et en forgeant davantage la place qu’il mérite sur le plan géopolitique et de la souveraineté. C’est ainsi la meilleure façon d’infliger des coups douloureux à ces groupuscules de politicards anachroniques et moufssidines nostalgiques.

Un autre exercice non moins important doit être maintenu sur notre agenda, celui d’approfondir le nettoyage amorcé déjà de la majorité plurielle, car il est établi qu’on sera jamais à l’abri des œuvres de sabotage et de trahison perpétrées par une cinquième colonne latente ou active et bénéficiant de la pluralité et de la bienveillance de la majorité. N’avons nous pas été poignardés dans le dos, par des hommes et femmes de la majorité que nous avons positionnés sénateurs ? N’ont ils pas incarner le cheval de Troie des ennemis du consensus ou encore le talon d’Achille de celui-ci.

On le sait, la nature a voulu que chaque réussite aille ses détracteurs, chaque force ses frottements et chaque prophète ses contradicteurs, mais au delà, la réalité est que la Mauritanie est gouvernée par l’un de ses fils et que malheureusement pour ces négationnistes, il s’agit d’un leader, bâtisseur, déterminé et qu’il n’a pas le temps à perdre avec une poignée de pseudo bourgeois prévaricateurs et qu’il a déjà un bilan très satisfaisant, assorti d’une vision prospective ambitieuse.

Enfin, si Allah – Le Tout Puissant – a créé Mohamed Ould Abdel Aziz, en a fait un leader et l’a protégé pour mener un travail et livrer des résultats dans un contexte rébarbatif sur le plan international, n’est t-il pas opportun que ces politiciens conspirateurs en tirent une leçon ou une autre ?

Ainsi et à défaut d’un comportement chevaleresque ou du moins d’une attitude sportive chez ces négationnistes traumatisés, il leur sera recommandé de se simplifier les choses et de se rappeler que le destin de Mohamed Ould Abdel Aziz est écrit et surtout se souvenir que ce n’est pas écrit par des mortels.

Dr . Mohamed-Yahya O. Lafdal,

Maître de Conférences à l’Université de Nouakchott Al Asriya

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