vendredi , 23 février 2018
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AOC et le Calame en location chez BSA

Ahmed Ould Cheikh, faux patron du Calame, a atterri dans la presse au début des années 90 en provenance du département de géographie de l’Université de Nouakchott, pour commencer son stage au journal le Calame où il s’est tout de suite mis a exploiter les pages et le nom du fondateur pour soumettre les hauts fonctionnaires et hommes d’affaires au chantage grâce auquel il a pu construire sa vie de confort, complètement en déphasage avec la situation du calame et la situation de ses rédacteurs, frappés par la censure, privés de la publicité, et devenus cible directe du système répressif de l’époque.

Après la chute de la dictature, toutes les élites progressistes ont rejoint le chantier du changement constructif ; ce qui libéra le champ à AOC, entouré de quelques collaborateurs étrangers à la rédaction, pour opérer sa main mise sur le Calame et tout ce qu’il représente comme héritage professionnel et moral en matière de combat pour la liberté de la presse et le soutien de toutes les causes justes du peuple mauritanien qui a eu à affronter la gabegie, la censure et la dictature durant deux décennies. C’était ainsi qu’un grand média de la place est devenu à la solde d’un mercenaire-plumitif.

Il n’est secret pour personne, que chez le Calame d’AOC, on négocie le contenu de l’éditorial, La Une, ainsi que le reste des huit pages auxquelles le Calame a été réduit par son nouveau patron usurpateur.
Il n’est secret aussi pour personne que l’actuel patron du Calame est devenu l’attaché de presse du richissime Bouamatou qui a battu son empire financier grâce aux privilèges du système corrompu d’autrefois.

En effet AOC porte la parole de son employeur Bouamatou quand il est accusé de corruption, de malversation et relaye son combat contre la démocratie mauritanienne et ses institutions, et fait du Calame, je journal officiel de la BSA.

Des miettes versées tout les mois sur le compte d’AOC, rendent son enthousiasme débordant pour réduire la mission et la vocation initiale d’un média, à la défense acharnée d’un empire corrompu et corrupteur.

Libre à AOC, de vendre sa plume et de brandir son combat contre la dignité des hommes intègres et la sérénité des institutions fiables, mais il n’arrivera jamais à nous faire croire que toute notre vie publique doit se réduire à la défense de la gabegie transfrontalière

Il faut l’admettre, AOC, tu n’es plus journaliste, ni homme de médias, ni même pas personnalité publique, tu es juste un attaché de presse chez Bouamatou/Beau.

MauriSahel

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